Je n’ai qu’une besace
Remplie de notes bleues
Pour arpenter la terre sèche
Survoler les rivages grisés
Portée par des ondes vives
En ocre, violettes pensées
Langues éphémères de vents
Alors que tout semble se perdre
Que l’amour n’est plus Amour
Quand ne se place que l’Intérêt
Avec déférence, calculs et logiques
Il y a ceux qui s’en vont
Dans un dernier souffle exalté
Qui frémit encore, à peine
Sous les quolibets de convergences
En subtiles lascivetés apprêtées
Frissons et cœurs n’émeuvent plus
Mes larmes assaisonneront le plat
D’autres, froid comme la vengeance
Mais je t’ai vu Espoir sourire
Devant les vers livrés en réclames
La musique, dénudée, exposée
La seule harmonie est celle du glas
Et dans les lumières des diseurs
Se fracassent les mers des solitudes
En vain. L’écume joue, tendre
Marche soyeuse de sentinelles
Etincelles de joies ardentes
Empreinte indélébile transcende
Ailes tendres me portent
Et j’avance
Inaccessible aux sombres rages
