vendredi 18 octobre 2019

(Ainsi parle) l'Innovation



(Ainsi parle) l'Innovation – Ode à Joseph Schumpeter


"Comprendre le déséquilibre
Pour qu’il se transforme
Et à chaque équilibre
Un rêve au lieu d’un repos
Une question pour un silence

Balancier
Tracer, trier, pionnier
Isolé, enlisé, délivré
Serendipité, mieux respirer…
Même la fin est une métamorphose

Et de cycle en cycle
D’avancée en avancée
De pulsation en pulsation
Chaque partie de l’être
Appelle
Où qu’il vibre dans le corps
Le souffle en témoigne
Jusque dans le corps
Le tien, le mien
Jusqu’à faire vibrer
De l’íntérieur à l’extérieur
Faire trembler...

Dance du balancier... Inégalité
Comprendre le déséquilibre
Pour qu’il se transforme
Et à chaque équilibre
Un rêve au lieu d’un repos
Une question pour un silence

Car l’évidence est une illusion."
Ainsi parle l’innovation.


Christina Goh
Poème d'ouverture du concert Christina Goh & Noah Preminger au Charles River Museum of Industry and Innovation MA, USA. 17 octobre 2019.

(So speaks) Innovation



(So speaks) Innovation – Ode to Joseph Schumpeter



"Understand what unbalance is
To transform it
And for each balance
Dream rather than rest
One question for a silence

Pendulum
Draw, sort, pioneer
Isolated, stuck, set free
Serendipity, lighter breath...
Even the end is metamorphosis

And from cycle to cycle
From one step to another
From pulse to pulse
Each part of being
Cries out
Where it vibrates
Breath testifies
Up to the body
Yours, mine,
Till it vibrates
From within to without
Rattle

Pendulum dance... Unevenness
Understand what unbalance is
To transform it
And for each balance
Dream rather than rest
One question for a silence

For evidence is illusion."
So speaks - Innovation


Christina Goh
Opening poem of the Christina Goh & Noah Preminger concert at the Charles River Museum of Industry and Innovation MA, USA. October 17th 2019.

vendredi 23 août 2019

"Future" (Poème écrit et déclamé pour le spectacle "Bring Us Your Women" 8 mars 2019 - Somerville Théâtre, MA. USA)




Traduction du poème "Futur"

La vie que tu ne pouvais imaginer
La part d'intelligence que tu ignores
Le cadeau que tu n'attendais pas

Quatre éléments en habits d'acier
Et l'éther et plus...
Transcende la peur de l'inconnu !

Ton espoir est ma mémoire
Ton intérêt est ma logique mon ami
Car mon rêve a toujours été ta réalité...

J'avais besoin de l'éternité pour comprendre
J'avais besoin de l'immortalité pour apprendre
Voilà comment se décline mon amour

Je suis ton futur.


Christina Goh

jeudi 18 juillet 2019

Canicule


Trop chaud...
Sensibilité agonise, s'embrase
Exhale toute sa bienveillance
Tétanisé, à en mourir...

Mais la torture continue
"Souffre et meurs !
Que règne le feu de Fureur ô ultime
Ô Désir, antre, brasier repère de nos vies..."

Et la Hargne incandescente
Est devenue fol instrument de Haine
Brûlante pour Fragilité, son origine
Qu'elle croit faire disparaître...

Si chaud...
C'est le feu de l'horrible terreur
De l'être qui a tronqué son rêve
Contre un briquet saupoudré d'or

Ce n'est pas le soleil
Qui réduit en cendres
L'enfant et le vieillard
L'innocence et le solennel

Je me souviens de l'eau...
Ne pas crier, ne pas fuir
Pleurer.
Eau.


Christina Goh

lundi 1 juillet 2019

Egards (Poème à étages)


Je veux me faire belle
Amies, Heures, trop longtemps
Je m’étais endormie
Près de son tendre regard…

Tels qu’on se les imagine
Sans fol empressement
Ici finit la crainte
Égards de nos âmes

Fine et délicate prévenance
Doucement, le cœur s’envole
Feinte pour tout autre
Lame polie, délicats frissons

Danse avec moi…
Survole nos remparts
Fautre de tout doute
Mon amour, je danse

Je danse avec toi

dimanche 30 juin 2019

Poème du pissenlit



Comme les pappus du pissenlit…
Une mise au point complexe d’ancrage
Pour mieux se détacher…
Soigneusement donner !


Christina Goh
Centre (Focus) - Livre numérique interactif

dimanche 23 juin 2019

La base comme le sommet…


J’entends : « la base est comme le sommet »
Avec aplomb : « L’amour est l’élan »
Pourquoi avoir à le démontrer si souvent ?
Et depuis son confort, confesser son tort
« Demain, je vais faire un effort »…

Si cette base est comme un sommet
Alors on s’enfonce tous lentement
Sûrement comme le cercueil dans
La tombe de stridents silences
Sol et sommet de médiocres évidences

La base comme le sommet…
Pourtant sur le pic de la montagne
Rien ne stagne, tout se veille
Risque du vide, à peine se poser,
Au réel, sans appui, se porter…

Qui s'est menti ? Armature et aiguille...
La base n’est pas le sommet.


Christina Goh