mardi 20 septembre 2016
Intérêt
A l'origine une bienveillance curieuse
Aujourd'hui une guerre furieuse
L'Intérêt n'a plus son mot à dire
A l'origine, une volonté d'unir
Aujourd'hui juste l'occasion de fuir
L'Intérêt ne serait plus général...
Intérêt, à bout, s'insurge contre cet état de fait :
"Pourquoi n'aurai-je pas mon étymologie à dire
On parle en mon nom, je récuse vi-gou-reu-se-ment !
Je suis usité malgré mon sens propre,
J'en appelle à la "justice vocabulairienne", oui !
Et réclame mon droit à ma définition première
J'ai été crée pour l'essentiel, qui importe à tous
Non pour le malheur atroce de quelques uns
Mon but, c'est le rapprochement, messieurs dames
Le ra-pro-che-ment, non la sectarisation, je m'insurge !!!"
Dans le milieu, son appel a fait grand bruit
Certains en haut lieu ont transpiré... Puis
La décision est tombé.
"L'intérêt a le droit de démissionner
Il pourra à loisir jouir de son sens premier
Nul ne pourra plus le contraindre."
L'intérêt en joie, s'est mis au travail sans feindre
Il a retrouvé ses sens détournés, sans se plaindre
Sert désormais de crucial et jovial trait d'union.
La morale de cette histoire ?
Il n'y en a pas.
Vous avez lu mon poème, avez manifesté Intérêt...
Moi, j'ai écrit gratuitement et vous, vous n'avez rien gagné...
On s'est juste rapproché un peu plus... en Général...
Christina Goh
mardi 23 août 2016
C'est un champ
C'est un champ de mines
A traverser
Alors certains n'iront pas plus loin
S’assoient juste à côté ou observent avec soin
Mortifiés
Tiennent des discours cruels ou des blagues fines...
C'est un champ de mines
Juste à passer
Alors certains cherchent dans les archives
Répertorient, vendent ou envoient des missives
Impliqués
Ils préviennent soigneusement de toute ruine...
C'est un champ de mines
A dépasser
Alors certains se lancent, marchent ou courent
Déchiffrent les cartes ou à tout conseil sont sourds
Motivés
Tracent leur chemin qu'importe la mort ou la bruine...
...
Cette guerre est finie depuis longtemps
Mais le champ de souvenirs hante encore
Et certains luttent toujours de toutes leurs forces
Les mines de la parcelle sont devenues comme Réalité
Oui, un déminage de nos pensées est bien en cours...
Une opération délicate, profonde pour, hors d'un champ
Pouvoir englober l'étendue, la profusion monumentale
La diversité absolue et la cohérence
De l'ensemble...
Vivre dans l'Immensité... Don ultime de l'Harmonie !
Christina Goh
dimanche 24 juillet 2016
Vidi, didici, gratiam ago
Vidi, didici, gratiam ago
Je suis venue, j'ai appris, je remercie
Et il me fallait laisser une trace...
La Martinique reste pour moi cette toute petite île immensément riche de précieuses raretés.
Par son symbole déjà : le trigonocéphale (ou serpent fer de lance), espèce très particulière et trouvée nulle part ailleurs... Par sa montagne Pelée, volcan à l'origine de l'appellation "type péléen"; île du tambour bèlè, seul instrument percussif et sophistiquement mélodique dans le monde à être joué avec les mains et le talon du pied (sic!). Et que dire de l'Espace Sonate en pleine capitale, conçu, supervisé (jusqu'à la décoration intérieure) dirigé par un non-voyant...
Oh oui, une petite île remplie de pépites et d'audace malgré les difficultés. Comme le courage de Florent Pancaldi. Ayant frôlé l'amputation de justesse, avec ses béquilles et son fauteuil, il travaille depuis des années sur "la nuit de l'accessibilité" en Martinique et exporte le modèle initié par Damien Birabeau à Paris. Avec Florent, les nombreux bénévoles et aidants ont choisi de s'inscrire dans l'ouverture à l'autre, sans se mentir. Oui, cela semble une caractéristique de cette île : une audace, une passion pour l'absolu et un désir irrépressible d'ouverture sur le monde... Comme une halte naturelle, une reconsidération entre deux eaux (l'Atlantique et la mer des Caraïbes), cet "entre deux mondes" nécessaire à la créativité et au partage...
Avec cette 3e édition de la nuit de l'accessibilité de Martinique, ses habitants à mobilité réduite, ont confirmé avoir choisi de vivre avec l'autre. Point. Personne n'a fait pour eux, ce sont eux qui nous ont tendu la main et nous montrent comment prendre sur soi et avancer. Quel que soit le handicap. Visible ou invisible...
Je suis venu, j'ai appris.
Merci.
Christina Goh
vendredi 15 juillet 2016
Emotion
A petit ou pas de géant
Sourire ou chaudes lames
Toute en passion
Et folle sagesse
Ainsi parle l'Emotion :
"Je suis l'exaltation
Qui mène à la victoire
Ou la déchirure salvatrice
Avant tout grand départ
Je suis pourtant ton esclave
Devant toi, j'agonise
Je suis née pour guider,
Combler le faible, l'épuisé
Ranimer le feu qui réchauffe
Refroidir l'incendie brûlant
Encourager le timide indécis
Et réjouir l'enfant, le parfait
Mais d'où vient que je doive te servir ?
Enchaînée pour divertir ou t'exciter
Exhibée pour une sordide recette
De larmes rouges et de sueurs froides
Viciée, rabaissée, quantifiée...
D'où vient que je doive pourrir ?
J'ai surseoit... Pour moi c'en est assez...
Je me relève... Oui, vibrent les cordes...
Rompent... Du théâtre... S'effondre
Toile de fond... Tétanisé... Tu m'as regardé...
Enfin.
Tu m'as tristement souri. Adieu ami.
Tu as fini par comprendre...
Je suis Emotion
Libre, la Sereine."
Christina Goh
mardi 12 juillet 2016
Je t'ai vu
Loin du chemin de l’errance
J’ai desserré les poings
J’ai renoncé à me battre
Ma sécurité n’a plus compté
J’ai trouvé la force
Et sans complaisance,
Je me suis fait face…
Et je t’ai vu.
Extrait du chapitre 13 – 14 MELODIES en confidences
poétiques - Intériorité et exploration inédite d'une histoire musicale -
Christina Goh.
vendredi 24 juin 2016
Juste un regard
On a échangé un regard
J'ai pu lire dans tes yeux
Comme dans un livre ouvert
Et j'ai compris
Il m'aura fallu cet instant
Fragile, pour me souvenir...
J'ai dû te croiser
Pour entendre... Et pourtant
Tu n'as pas dit un mot
Oh si, juste un murmure
"Merci"...
De ce moment j'ai tout reçu
Ni temps, ni espace
Juste ta courageuse pudeur
Ta précieuse simplicité
Tout en éclats de douceur
On s'est dévisagé
Intervalle de vies
L'éternité s'est écrite
Oui, dans nos yeux...
Oui, juste un murmure...
Merci.
Christina Goh
Dédicace à toi qui sauras - Concert du 23 juin 2016
lundi 20 juin 2016
Infini
T’ai cherché si longtemps
Ai pleuré jusqu’au sang
Risqué tout ce que je suis
Tout ce que je pouvais
Sans te connaître, oh à peine
En ris maintenant
T'explore... Musique...
T’halète… Te respire
N’ai pas honte… Honte ?
Qui pourra comprendre
Qui…
Rien n’est nécessaire !
Ne suis qu'impulsions
Sans aucune limite
Et rythment, et vibrent... Et dansent...
Les fréquences incommensurables
Troublantes, insondables harmonies
Qui jouent de tout, entre deux éclats
Ma voix en saisit, les caresse, et pleure
Et des oreilles à ma peau, à mon être...
Oh musique ! Musique ! Musique !
Ce n'est plus pareil...
C'est l'Infini.
Christina Goh
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