mardi 30 juin 2020

Les bras de l'Eternité


C'est quand je pense à tous ceux que j'aime
Quand je respire leur affection, Eternité
Et que je me blottis dans ses bras, oui,
Chaleureuse, câlineuse, insubstantielle,
Empreinte. D'amour et tendresse absolue...

C'est quand je pense à ceux que je chéris

Si fort même trop loin, comme je les aime !
En moi, leur inoubliable, douce, ardeur
Et lumière. Qui imprègne délicatement... Tout
Impalpable, gracieuse, sonde mon âme
Y dépose la force d'aimer encore, et encore !

Ainsi unit Eternité, son embrassade
Transcende les temps, ce qui aurait pu être...
Serait-ce la force ultime du réel ?
Je pense à ceux que j'aime...
Tellement.


Christina Goh

mardi 2 juin 2020

Ainsi parla le néant...


"Je surviens souvent sans crier gare
Ou sinon, je pique du bout de mon dard
Ta vulnérabilité ?

J’aurai dû, certes, ne point exister, mais
Dis-moi, candide ami, loin de tes fins mets
Aimes-tu ma soupe légère à l’eau trouble ?

Tu chérirais le vide...

Qui d’autre que moi pourrait aussi mal combler
Cette faim continue, frénétique, torturée
D’oublier, de ta propre histoire, l’essentiel ?

Car en contemplant ainsi, en savourant l’inutile,
Tu me rend éternel en toi, moi, le futile !
Pourquoi ?"


Christina Goh

mardi 5 mai 2020

Nos mains


Ta main
Dans la mienne
Si chaude
Douce... Juste
Ce qu'il faut
Pour croire

Nos peaux
Se frôlent
C'est lisse
Facile...
Pour rêver

Nos doigts
Jouent, glissent
S'embrassent
Rythment
Nos pas

Nos mains
Dansent
On... Rit
On dessine
Le chemin...


Christina Goh

"Quêter" - Dialogue (Poème à étages)


"Quêter"
Un mot bien moins beau
Que ne serait le terme "quête"...
"Quêter", tout aussi noble

Témoin actif du manque
Faux ami de la peine, "quêter"
Fête d'illusions à jamais transmises
Vignoble mûr de troubles et profonds désirs

Banques et paniers regorgeraient de tumultueux non-dits,
Bonté secrète d'idéaux codés jugés mercenaires
Mise des anciens pour remplir discrètement la coupe...
Plaisirs et Graal seraient eux, niés des haletants : "quêter"

Fi de tes politesses, ensorceleur, quêter c'est mendier
Cerfs, autre gibier, billets ou dit bonheur ...
Loupes débusquant simplement les taches d'un vin frelaté
"Quêter"...  Tu ne parles pas de rêves. Et la quête de quoi ?

De quoi se satisfaire...


Christina Goh

mercredi 8 avril 2020

Relatif


C'est peu
Pourtant
Beaucoup
D'amour
Même si
Relatifs
Le temps
L'espace
Nous...
Dans ce Nous
Il y a... Tout


Christina Goh

dimanche 22 mars 2020

L'Empathie


Entre deux étincelles, ton sourire
M'illumine. Je ris à mon tour...

S'allume le brasier, que dire...
Chaleureuse Empathie, quel amour !

Le ravissement en ligne de mire,
Comme un cadeau...  Chaque jour.


Christina Goh

samedi 7 mars 2020

Matrice


A l'occasion de la journée de la femme, ce poème est un papillon que j'ai attrapé au vol pour un hommage à une dame discrète... Et qui s'est rappelé à mon souvenir au cours d'une visite touristique en sa maison parisienne, le Palais du Luxembourg.


Un grand bout de terre où se révère une mère
Et en tout temps, une dite dame qui espère
Jusqu'au retour de chaque aube, coiffée
Du pileus qui atteste de sa liberté paraphée

Elle pleure aussi d'être souvent oubliée

Beauté sans âge, finesse des sens
Vigueur du sein, un sourire prêt pour la danse
De ses enfants, elle aime la juvénile sérénité
N'a jamais oublié leurs premiers pas, ambiguïté

D'une complice matrice au mystère tout entier

Car de l'Antiquité au nouveau millénaire
Du palais de marbre à la mine de fer
Jusqu'à l'intelligence artificielle de nos stations
En orbite, elle, reste la même, troublante attention

Ave Marianne !


Christina Goh