mercredi 27 avril 2016
La légende du cycle de l'eau
"Juste un geste de recul
Effet de surprise
Devant la différence
Le temps qu'il parte
Que je revienne à moi
Il était déjà trop loin
Et dans ce monde
Etrange, nul délai
Terrible, nul répit
Il tourne en rond
Epanche sa douleur
Aride, brûlant...
Alors j'ai pleuré
Il me manque
C'est lui que je cherchais
Mais il ne le sait pas
Il ne me connaît pas
Mes larmes ruissellent
Il les sèche chaque jour
Il veut effacer mes traces
Et je pleure de plus belle
Obsession l'un de l'autre
Cycle des souffrances...
Mais non !
Ne comprends-tu donc pas ?
Différents seulement en apparence
Car c'est la même et pure estime
Même dévouement qui vous fut obscur
Quand toi, tu pleurais sa profonde douleur
Il ne voulait ardemment que sécher tes larmes
Mais vous ne saviez rien l'un de l'autre
Alors son affection et ta tendresse se sont unis
Dans notre monde, elles ont formé le sel."
Christina Goh
vendredi 25 mars 2016
De la nature
Grondements sourds, souffles bruyants brûlants
Couleurs vives, air sec, épines et flots tonitruants
Mes yeux dévorent, mes mains se rétractent
Vents glaciaux, boue chaudes, liquides gluants
Dans un vacarme impitoyable assourdissant
Entraînée par le mouvement bavard et perpétuel
Des rondes velours incessantes de poils, d'écailles
Danse effrénée, cascades et roulements, je dévale
Les racines grouillent, bourdonnent sans canon à l'infini
Des millions d'insectes, rampent, tremblent, ballet fou
Assourdissant et piquent les becs, frottent les ailes et s'ouvrent
Goulûment coulent fleuves et rivières qui grésillent, bouillonnent...
Orchestre infernal, sans cohésion, sans accords, j'entends
Le vent qui mène son chœur, à son passage dégèlent, sifflent
Les nuages et tambourine la réserve de pluie, tonnelle la grèle...
Parfois un claquement strident, terrible, c'est le tonnerre !
Ecoute... Vibre...
Ne vous fiez pas aux apparences... Ma nature est une furie.
Christina Goh
jeudi 24 mars 2016
Ton sourire
Ton sourire
C'est beau
Tout simple
Il me gagne
Alors je ris
Ruisselle la pluie
De larmes cristal
De bonheur
Tu me soignes
Je ris
C'est l'éclat
Du regard
Ta grâce
Si simple
C'est léger...
On rit...
Christina Goh
Pourtant... Le rêve...
La génitrice est moins nature
Elle est une carte mère
Quand l'enfant laisse échapper
Ses larmes dans l'éprouvette
Il peut être sûr que son procréateur
En prend soin
Inscrites
Dans l'algorithme
Le temps
Que toute émotion disparaisse.
Réveillé ou endormi,
Le dit produit dit vivant
N'applique que ce qu'il sait
Ignore ce qu'il advient, des rumeurs
Dont il n'a cure. Il est déjà mort.
De douleur. A l'intérieur.
Depuis longtemps.
Loin du drame, du feu
Loin des fibres, du plastique.
Pourtant... Le rêve...
C'est un Mystère
Il préside au miracle
De l'existence commune
Nous ramène à l'essence
Du partage d'une cellule
D'un même espoir
A l'origine. Dénué
De cruelles apparences
Désirer
De tout ce qui reste
Une joie libre...
Que tout amour apparaisse !
Christina Goh
vendredi 4 mars 2016
Chante le silence
J'avais tourné longtemps tout autour
A nous observer, à crier ou pleurer
Et puis sans me fier aux apparences
J'ai plongé droit dans ton cœur
Mes mains, fatiguées d'ivresse
Mes pleurs en souffles et mélopées
Ton souvenir a rejoint mon rêve
Ton espoir à gagné mon histoire
Les mots n'étaient que frontières
Cachée, ta lueur est devenue lumière
En clair obscur, ton langage est guide
Et vibre soudain ta peau, pulse mon être
C'est ce que je suis qui danse
C'est ce que tu es qui chante
Jaillit l'indicible, oui... chante le silence
Entre les coups du tambour qui rit
Hors des tranchées
Nulle saynète,
Sans haut le cœur
Mon souvenir a rejoint ton rêve.
Mon coeur-tambour rit.
Christina Goh
vendredi 26 février 2016
O pur bonheur De toucher toute Vérité !
La trahison est une vieille amie
J'ai marché près d'elle
J'ai répondu à ses "je t'aime"
Amour au fer brûlant
Qui transperce ton âme
Avec un sourire
Un regard déchirant
Trahison te dit :
"Tu n'as jamais convenu
Tyran, ne me retiens plus"
Tandis qu'elle prépare le lit
Où elle dormira demain.
Trahison m'a beaucoup donné
Le courage qui manquait
La mémoire de l'enfoui
La recherche d'absolu
J'ai trouvé dans le souffle
Lourd
De Trahison
Le goût amer des larmes
Une eau salée de détresse
Qui ramène tout être
A son essence renouvelée...
A la Joie
!
O pur bonheur
De toucher toute Vérité !
Christina Goh
samedi 23 janvier 2016
Sans retenue
Dans les méandres puis le froid, ton appel
Echo de l'affection, comme un guide
Difficile de comprendre...Jusqu'à ce que
Ton amour touche ma peau.
Le désir n'existe plus, le trouble est mort
Nos souffles chauds ne sont plus qu'un
Tu m'as pris doucement la main
Je sens ton coeur, palpite feu mon âme
Plus que des regards qui se fondent
Plus que des corps qui se mêlent,
La tendresse à nue, sans ombres
Ni lumières connues, l'oublié révélé
Au plus profond de mon être
Je t'ai reconnu. Je t'embrasse
Sans retenue. Aucune. C'est l'immense,
L'innommable : la profonde plénitude.
Je ne t'aime pas. Nous sommes.
Christina Goh
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