mardi 7 avril 2015
L'Idée et la pudeur
L'Idée se présente au Preux
Celui qui l'a vue de très loin
Qui l'a reconnue dans la foule
L'Idée aime le cœur vaillant
Celui que l'or n'excite guère
L'âme qui s'ennuie de la vanité
Tapi derrière le confiant, à l'affût
L'avide, lui, attend, le seau à la main
Il souhaite recueillir le sang du crédule
Le vendre à l'offrant, à celui qui se farde
De rouge, devant le miroir, éclat de l'indécence
Qui ne sait que le jaloux blême guette la douleur ?
Folie. Il est impossible de leur nuire...
A l'Idée. A l'Audacieux. Ils sont éternels !
Et nous sommes déjà le fruit de leur histoire...
Christina Goh
mardi 24 mars 2015
Le fanatisme du compromis
C’était la tyrannie de nos limites.
Elles régnaient en maître sur un monde inquiet
Elles régnaient en maître sur un monde inquiet
Même les héros n’imaginaient plus l’inconnu
Troubles modèles, fantasmes cycliques de paillettes
Et le rire plus qu’acide pour se consoler du néant.
C’était le temps des conventions de farces
Des silences bruyants, des regards bavards
Des discours vides ou polissés d’allusions
Illusions de traités biaisés depuis leur conception.
C’était la hantise du spectre de la déroute
Triompher et disparaître, faire briller et casser
L’humanité n’ayant jamais été l’air du temps
Plutôt l’art subtil d’une cruauté raffinée, acclamée !
Un compromis fanatique pour une guerre intérieure totale
Un monde débordé par nos pulsions atterrées mal contenues
Un monde débordé par nos pulsions atterrées mal contenues
Et un chaos d’intérêts qui s’entrechoquaient… A se perdre.
A l’imparfait. Aujourd'hui...
L’harmonie est à chaque fois une douce intransigeance.
L’harmonie est à chaque fois une douce intransigeance.
Christina Goh
vendredi 27 février 2015
Sans titre
Mauvaise foi… Quelle drôle d'expression !
Me disais-je, crédule insouciante, il y a longtemps…
Qui juge qu’une croyance pourrait être vile ?
Et mauvaise, méchante pour qui et pourquoi ?
Ignorante, vous disais-je…
J’ai eu la réponse à mes questions, horrible jour !
Puissiez-vous ne jamais vous piquer à son dard !
La mauvaise foi est plus qu’une théorie, une réalité
Celle du sang de la douleur qui coule à profusion ici-bas
Douleur atroce de la victime dont se régale le faussaire
Mauvaise puisque sciemment cruelle, jouissante du malheur
D'autrui, la foi devient une arme de destruction intrusive
Pour contrôler puis jeter dans le gouffre celui qui a osé demander
Car traiter avec la mauvaise foi, c'est se perdre dans l'illusion
D'un labyrinthe où dévorent stupeur et dénuement, jusqu'à l'abîme.
Car traiter avec la mauvaise foi, c'est se perdre dans l'illusion
D'un labyrinthe où dévorent stupeur et dénuement, jusqu'à l'abîme.
« Nous pratiquons tous la mauvaise foi », disent-ils
avec aplomb
Ah bon ? Se délecte-t-on tous de la soumission de celui
qui tremble ?
Non. Comment une foi pourrait être mauvaise ?
Elle le devient.
Quand son auteur le désire... La mainmise. Au point de s'y perdre.
Quand son auteur le désire... La mainmise. Au point de s'y perdre.
Christina Goh
jeudi 5 février 2015
Encore
Effluve légère, parfum secret de l'Eternité
Caresse lumière, telle une douce tendre plume
Effleure, souple, touche, imprègne, Trace
De ce sentiment qu'on appelle souvent Amour.
Insaisissable, glisse entre les doigts mais puissante
Impossible à retenir, se pose où et comme elle veut,
Elle est multiple, complexe... Atmosphère... oh ! Respire
Mystérieuse Essence qu'on croit parfois connaître...
C'est la folle histoire de notre étrange, subtile contact,
Un souffle chaud qui ranime tout, délicat mais infini
Baiser qui unit tellement profondément mon cœur au tien
Lien que seule voit l'Affection. Qui pourra l'expliquer ?
La Tendresse parle encore.
Christina Goh
dimanche 4 janvier 2015
Derrière l'interaction...
Dos à dos ou tango
C’est ce qu’on savait faire de mieux
Entraves ou ignorantes épaves
Comme une illusoire
fatalité
Ni mâle, ni femelle
C’est ce qu’on oublie le plus
Ni poupée, ni soldat
Même si c’est l’air du temps
Une écharde de moins
Dans l’œil. Le monde à deux pôles
N’a jamais été centre de nos guerres
Ne sera plus rage, moteur intrinsèque
Vie pour l’attraction, liberté pour un unique choix
Qui a crée l’apparente dignité et dans quel but ?
Car la gravité mène à la chute, que l’être soit
Donc, sans un mot, oui c’était écrit :
Christina Goh
mardi 16 décembre 2014
De la douleur qui s'apaise...
Un univers de glaces, jeux de miroirs
Où l’on se pouponne, où l’on se bastonne
Autant de sourires, autant de glaçons
Et une larme froide par coup de poignard
Calcul et règlements précis de compte
Massacre des gentillesses et des candeurs
Autant de larmes, autant de brasiers
Et un sourire impitoyable par rêve calciné
J’ai croisé la route de la Férocité
Déchirée, hagarde, je suis restée
Elle m’a regardé, vide, puis m’a remercié
D'avoir été une proie si simple à strier
Je vois le sang couler de mon cœur tiède
Mais je l’entends marquer le compte à rebours
De la chair qui cicatrise, de la douleur qui s’apaise
De l’espoir qui circule toujours entre les veines…
Férocité dit : la vengeance est un plat qui se mange
froid
Simplicité dit : Passe ton chemin, nos cœurs sont trop chauds.
Christina Goh
mercredi 12 novembre 2014
Pensée pour l'affaibli
J'ai croisé tes grands yeux transparents
Ton regard est ta parole, aucun artifice
Tu donnes ton affection à qui tu veux.
Cela n'a jamais été une affaire de sang
Plutôt une force d'amour indescriptible
Un lien indestructible même invisible
Puis se voir, se comprendre, oui je t'aime...
Du champs de guerre où tu te tiens, vaincs
Sur la faiblesse où tu te perds, gagnes
Toute la force de mon affection et celle
De tous ceux qui t'aiment, ô aimable
T'accompagnent depuis toujours, oui
Pour respirer mieux... Faire sourire ton âme....
Humain, ton nom n'est-il pas Eternité ?
Christina Goh
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