mardi 5 mai 2020

"Quêter" - Dialogue (Poème à étages)


"Quêter"
Un mot bien moins beau
Que ne serait le terme "quête"...
"Quêter", tout aussi noble

Témoin actif du manque
Faux ami de la peine, "quêter"
Fête d'illusions à jamais transmises
Vignoble mûr de troubles et profonds désirs

Banques et paniers regorgeraient de tumultueux non-dits,
Bonté secrète d'idéaux codés jugés mercenaires
Mise des anciens pour remplir discrètement la coupe...
Plaisirs et Graal seraient eux, niés des haletants : "quêter"

Fi de tes politesses, ensorceleur, quêter c'est mendier
Cerfs, autre gibier, billets ou dit bonheur ...
Loupes débusquant simplement les taches d'un vin frelaté
"Quêter"...  Tu ne parles pas de rêves. Et la quête de quoi ?

De quoi se satisfaire...


Christina Goh

mercredi 8 avril 2020

Relatif


C'est peu
Pourtant
Beaucoup
D'amour
Même si
Relatifs
Le temps
L'espace
Nous...
Dans ce Nous
Il y a... Tout


Christina Goh

dimanche 22 mars 2020

L'Empathie


Entre deux étincelles, ton sourire
M'illumine. Je ris à mon tour...

S'allume le brasier, que dire...
Chaleureuse Empathie, quel amour !

Le ravissement en ligne de mire,
Comme un cadeau...  Chaque jour.


Christina Goh

samedi 7 mars 2020

Matrice


A l'occasion de la journée de la femme, ce poème est un papillon que j'ai attrapé au vol pour un hommage à une dame discrète... Et qui s'est rappelé à mon souvenir au cours d'une visite touristique en sa maison parisienne, le Palais du Luxembourg.


Un grand bout de terre où se révère une mère
Et en tout temps, une dite dame qui espère
Jusqu'au retour de chaque aube, coiffée
Du pileus qui atteste de sa liberté paraphée

Elle pleure aussi d'être souvent oubliée

Beauté sans âge, finesse des sens
Vigueur du sein, un sourire prêt pour la danse
De ses enfants, elle aime la juvénile sérénité
N'a jamais oublié leurs premiers pas, ambiguïté

D'une complice matrice au mystère tout entier

Car de l'Antiquité au nouveau millénaire
Du palais de marbre à la mine de fer
Jusqu'à l'intelligence artificielle de nos stations
En orbite, elle, reste la même, troublante attention

Ave Marianne !


Christina Goh

vendredi 24 janvier 2020

Spontané


Fragile 
Caresse,
Précieuse 

Son âme
Reflet
Du feu 

Consume
Flamme
Pure
Grotte
De mon être
Farouche, fus-je
Quand
Cupidon attacha
Nos regards
Sans nous
Nous... Enquérir

Depuis
L'errance
Répond
L'écho
Absence
Lancinante
De restes
Cendres
Qui s'interpellent

Comprends-tu ?

Oui.
Je sais l’âpreté et le vide
Il ne reste que tes cendres ?
Ami, soyons Phénix.


Christina Goh

mardi 14 janvier 2020

Dédicace

EXTRAIT de l'ouvrage "Ancre" paru en janvier 2020
Avant-propos, page 9


Pour cette nouvelle décennie qui arrive, je dédie cet ouvrage à la France.
J’y suis née, à Paris, dans le douzième arrondissement, celui de la Bastille, un 14 juillet 1977, Fête de la Fédération. N’ayant pas grandi dans mon pays de naissance, mon « premier contact » avec l’âme de ce pays se fera à 18 ans.

France, pays de codes, de symboles et d’opiniâtreté farouche. 
Des champs de paysans, aux mines de charbon, de la culture raffinée des rois de grandeur au pragmatisme rude des hommes des montagnes, des êtres engagés aux reniés, des aventuriers des mers, des désespérés des fers aux innovateurs artisans ou philosophes, et la précieuse transmission constante, omniprésente. 
Concept et souffrance d’un absolu, hantise du souvenir et intelligence d’un futur… 

A la France, je dédie cet ouvrage, à son essence qui m’a appris au travers de l’histoire de ces fleuves à ouvrir avec courage mon âme à l’autre jusqu’à me jeter dans ses bras, parfois à mes dépends et sous les coups de ses préjugés. Mais toujours, une option salvatrice : l’amour ne sauve-t-il pas ? 

Au fil de l’eau, leurs murmures… Seine, Rhône, Loire et beaucoup d‘autres… Autant de conteurs où se reflète l’histoire des non-dits troublants de notre humanité. 
Luttes, déchirures, courage et trahisons, pestes et misère, triomphes et illusions, luttes intestines, fragiles équilibres, angoisses et pressions mais un idéal... Des tréfonds de l’être : la libre pensée.

Français, du latin Francus venant du francique ripuaire fʀaŋk, « libre » ! 

Oui, j‘aime la pudeur railleuse dudit français, celle qui lui fait dire à raison : « Si vous saviez… »


Christina Goh - "Ancre (Poèmes à étages)" (2020)

"Ancre"

En vous souhaitant une bonne année 2020, une belle annonce : ”Ancre”, au carrefour de l'essai et du recueil poétique, est mon nouvel et dixième ouvrage. Le recueil laisse une large place aux poèmes à étages.





4EME DE COUVERTURE

"Toit invisible de l'union des âges,
Toi seul connais le chant des silences...
Ton regard manque sans qu'on le sache…"
Pourquoi l'absence ? Rien ne présageait un ouvrage aussi particulier : à la fois intime et universel, subtil et ouvert à tous. Christina Goh réussit l'exploit de nous troubler encore pour le meilleur du partage et de l'exploration littéraire.