vendredi 29 mai 2015

Temps


Lourd, pénible ce sentiment de solitude
Brûlant, ce désir… Lequel ? Encore…
Aride, la torpeur de la douleur, du manque
Chaud et sec, pour eux, c’est "le beau temps"…

Ainsi brille au loin l’étoile de nos regrets
Explosions de nos bombes de colères
Nous préférons la lumière des feux de guerre
Tant qu’elle réchauffe… le cœur refroidi…

Doux, le souffle de l’enfant qui s’apaise
Tiède puis glacé, le regard de celui qui comprend
Enfin. Se retire et mouillés, les yeux qui aiment…
Froid et humide, personne n’aime qu’il fasse gris

Hors, s’étend, profonde, la brume de la pudeur,
Celle qui protège avec volupté la sincère ardeur
Bruine qui bruisse, averse qui vibre, appelle
Et ce qui a été trempé, le cœur torride l’allume !

Le dit "mauvais temps" n’est donc pas le nuisible...


Christina Goh

mercredi 13 mai 2015

Dédicace à l'auteur du message des rails


Ton impression est ma vérité
J'écris et c'est à toi que je pense
Quand tu pinces les lèvres
De douleur. Ta main est mienne.

Je resterai telle que tu m'aimes
Repousse la peur, tu es mon courage
Je plonge mon regard dans le tien
Tu m'as déjà vu dans ma voix

Le chemin a été sinueux pour nous
Rejoindre. Et chaque fois que je respire
C'est pour toi que j'exhale, tu inspires
Les notes qui touchent notre âme...

Comprends-tu ?
De coeur à coeur, j'ai reçu ta lettre
Orale et sur le bord des rails
Je resterai telle que tu m'aimes.


Christina Goh
Dédicace à l'auteur du message des rails. J'espère que ce poème tombera entre tes mains.
Merci à toi.

mardi 7 avril 2015

L'Idée et la pudeur


L'Idée se présente au Preux
Celui qui l'a vue de très loin
Qui l'a reconnue dans la foule

L'Idée aime le cœur vaillant
Celui que l'or n'excite guère
L'âme qui s'ennuie de la vanité

Tapi derrière le confiant, à l'affût
L'avide, lui, attend, le seau à la main
Il souhaite recueillir le sang du crédule

Le vendre à l'offrant, à celui qui se farde
De rouge, devant le miroir, éclat de l'indécence
Qui ne sait que le jaloux blême guette la douleur ?

Folie. Il est impossible de leur nuire...
A l'Idée. A l'Audacieux. Ils sont éternels !
Et nous sommes déjà le fruit de leur histoire...


Christina Goh

mardi 24 mars 2015

Le fanatisme du compromis


C’était la tyrannie de nos limites.

Elles régnaient en maître sur un monde inquiet
Même les héros n’imaginaient plus l’inconnu
Troubles modèles, fantasmes cycliques de paillettes
Et le rire plus qu’acide pour se consoler du néant.

C’était le temps des conventions de farces
Des silences bruyants, des regards bavards
Des discours vides ou polissés d’allusions
Illusions de traités biaisés depuis leur conception.

C’était la hantise du spectre de la déroute
Triompher et disparaître, faire briller et casser
L’humanité n’ayant jamais été l’air du temps
Plutôt l’art subtil d’une cruauté raffinée, acclamée !

Un compromis fanatique pour une guerre intérieure totale
Un monde débordé par nos pulsions atterrées mal contenues
Et un chaos d’intérêts qui s’entrechoquaient… A se perdre.
A l’imparfait. Aujourd'hui...

L’harmonie est à chaque fois une douce intransigeance.


Christina Goh

vendredi 27 février 2015

Sans titre


Mauvaise foi… Quelle drôle d'expression !
Me disais-je, crédule insouciante, il y a longtemps…
Qui juge qu’une croyance pourrait être vile ?
Et mauvaise, méchante pour qui et pourquoi ?
Ignorante, vous disais-je…

J’ai eu la réponse à mes questions, horrible jour !
Puissiez-vous ne jamais vous piquer à son dard !
La mauvaise foi est plus qu’une théorie, une réalité
Celle du sang de la douleur qui coule à profusion ici-bas
Douleur atroce de la victime dont se régale le faussaire

Mauvaise puisque sciemment cruelle, jouissante du malheur
D'autrui, la foi devient une arme de destruction intrusive
Pour contrôler puis jeter dans le gouffre celui qui a osé demander
Car traiter avec la mauvaise foi, c'est se perdre dans l'illusion
D'un labyrinthe où dévorent stupeur et dénuement, jusqu'à l'abîme.

« Nous pratiquons tous la mauvaise foi », disent-ils avec aplomb
Ah bon ? Se délecte-t-on tous de la soumission de celui qui tremble ?
Non. Comment une foi pourrait être mauvaise ? 
Elle le devient.
Quand son auteur le désire... La mainmise. Au point de s'y perdre.


Christina Goh

jeudi 5 février 2015

Encore


Effluve légère, parfum secret de l'Eternité
Caresse lumière, telle une douce tendre plume
Effleure, souple, touche, imprègne, Trace
De ce sentiment qu'on appelle souvent Amour.

Insaisissable, glisse entre les doigts mais puissante
Impossible à retenir, se pose où et comme elle veut,
Elle est multiple, complexe... Atmosphère... oh ! Respire
Mystérieuse Essence qu'on croit parfois connaître...

C'est la folle histoire de notre étrange, subtile contact,
Un souffle chaud qui ranime tout, délicat mais infini
Baiser qui unit tellement profondément mon cœur au tien
Lien que seule voit l'Affection. Qui pourra l'expliquer ?

La Tendresse parle encore.


Christina Goh

dimanche 4 janvier 2015

Derrière l'interaction...


Dos à dos ou tango
C’est ce qu’on savait faire de mieux
Entraves ou ignorantes épaves
Comme une illusoire fatalité

Ni mâle, ni femelle
C’est ce qu’on oublie le plus
Ni poupée, ni soldat
Même si c’est l’air du temps

Une écharde de moins
Dans l’œil. Le monde à deux pôles
N’a jamais été centre de nos guerres
Ne sera plus rage, moteur intrinsèque

Vie pour l’attraction, liberté pour un unique choix
Qui a crée l’apparente dignité et dans quel but ?
Car la gravité mène à la chute, que l’être soit
Donc, sans un mot, oui c’était écrit :

Vivre est déjà livre. On sait lire...


Christina Goh