samedi 7 mars 2020

Matrice


A l'occasion de la journée de la femme, ce poème est un papillon que j'ai attrapé au vol pour un hommage à une dame discrète... Et qui s'est rappelé à mon souvenir au cours d'une visite touristique en sa maison parisienne, le Palais du Luxembourg.


Un grand bout de terre où se révère une mère
Et en tout temps, une dite dame qui espère
Jusqu'au retour de chaque aube, coiffée
Du pileus qui atteste de sa liberté paraphée

Elle pleure aussi d'être souvent oubliée

Beauté sans âge, finesse des sens
Vigueur du sein, un sourire prêt pour la danse
De ses enfants, elle aime la juvénile sérénité
N'a jamais oublié leurs premiers pas, ambiguïté

D'une complice matrice au mystère tout entier

Car de l'Antiquité au nouveau millénaire
Du palais de marbre à la mine de fer
Jusqu'à l'intelligence artificielle de nos stations
En orbite, elle, reste la même, troublante attention...

Ave Marianne !


Christina Goh