mercredi 26 septembre 2018

Tangible


De cœur à cœur quand je te frôle
De tes lèvres aux miennes, aucun rôle
A jouer. Juste les souffles qui se mêlent
Et l'intime, la profonde émotion, de celles
Qui enracinent à jamais un univers invisible
Vide pour ceux qui veulent ignorer l'indicible.

De corps à corps quand je me donne, me noie
Dans ces perles d'eau, des petits bouts de toi
Ce sont nos larmes qui pleuvent et peignent
Le tableau d'un monde où ceux qui feignent
D'être sont. Mais l'ignorent et souffrent sans
Savoir. La pluie unit dans le fluide aimant.

C'est un mystère. Celui de toi, moi et nous.
L'affection, le rire limpide, scintillant et doux
Illumine en intermittence l'espérance, laisse
La douceur des pénombres, et parfois cesse
L'illusion de la lumière. Je te vois de l'intérieur.
Il n'y a jamais eu de leurre.


Christina Goh